Vos fiches pratiques >Toutes les fiches pratiques Le calendrier de ma grossesse blogs et forums
Vu dans les blogs et forums

Vu dans les blogs et forums

Nous enrichissons notre contenu éditorial en échangeant avec de futures mamans et de futurs papas et en répondant  du mieux possible à leurs interrogations, questions et besoins d'information. Voici quelques-unes des questions régulièrement posées et nos réponses.

Nutrition

Je raffole des sushis, mais on me dit que ça n'est pas bon pour une femme enceinte. Quel conseil suivre ?

A travers les sushis, la question plus générale qui se pose est celle des poissons et des crustacés (huitres, fruits de mer) crus. On trouvera ici ou là des exemples qui n'interdisent pas ce type d'alimentation. L'argument le plus fréquemment évoqué dans quelques forums étant que les japonaises n'abandonneraient pas leur mode d'alimentation pendant leur grossesse. Aucune preuve sérieuse ne vient étayer cette rumeur. On optera donc pour le principe de précaution qui veut que les aliments crus doivent être écartés du régime de la femme enceinte.
La raison principale, c'est le risque de contamination bactérienne. Possible, mais rare, il est dû à la bactérie Listeria. Comme elle passe la barrière placentaire avec une relative facilité et que le fœtus y est très sensible, elle peut entraîner une fin de grossesse non souhaitée.
Mais doit-on se priver de sushis pour autant ? Que non. Car les sushis, faits de poissons, sont d'excellents aliments du point de vue nutritionnel. Riches en acides gras oméga-3, ils ont des effets bénéfiques sur le développement du cerveau et des yeux du fœtus. La solution, c'est donc de choisir des sushis à base de poisson cuit comme les crevettes, le crabe, le surimi, le thon ou encore l'anguille. On peut aussi varier ses plaisirs, et dans un restaurant de cuisine japonaise, la femme enceinte trouvera d'autres raisons de se réjouir.
Voici une liste non exhaustive des plats sans risque :
- entrée : soupe miso, salade de choux et d'algues, salade de calamars cuits
- plats : toutes les brochettes sans exception (y compris celles de poissons), bol de riz, sushis omelette et poisson cuit, rolls anguille grillée, avocat, concombre, radis marinés, makis végétariens, temakis (surimi & avocat, thon cuit & avocat, anguille grillée & avocat), etc.
- dessert : éviter les fruit frais et découpés
Nous vous recommandons de prévenir le restaurant que vous êtes enceinte. Le cuisinier se gardera d'utiliser le même ustensile (couteau, planche de travail) que celui qui a servi à la préparation des poissons crus. On écarte ainsi tout risque de contamination croisée.

La future maman qui a besoin d'un équilibre optimal en acides gras polyinsaturés n'a donc pas intérêt à écarter les poissons et autres crustacés de son alimentation. En revanche, elle doit s'assurer que ceux-ci sont cuits. Elle aura l'esprit tranquille. Et cela aussi, c'est bon pour le bébé.

Haut de page

 

Calendrier de la grossesse

Faut-il craindre le premier trimestre de grossesse ?

Le premier trimestre est une étape décisive de la grossesse. Il est la période des premiers changements pour la future maman. Elle va connaître des bouleversements physiques, physiologiques et psychologiques. C'est aussi le moment où l'embryon se développe. Il acquiert ses principaux organes, forme son squelette et ses membres. Les systèmes nerveux, respiratoire et sanguin se mettent en place. C'est au cours de cette période que le risque de malformation du fœtus est le plus grand. D'où l'attention particulière que doit porter la mère à ses habitudes et son alimentation. En fin de trimestre, l'échographie viendra confirmer le bon déroulement de la grossesse et vous fera voir votre bébé. A cette date, le risque de fausse couche est alors pratiquement écarté.

Dès les premières semaines de grossesse, vous sentez que votre corps change. Les signes les plus marquants sont des seins plus tendus et sensibles, parfois douloureux. Vous avez des nausées ou des envies de vomir, votre odorat se refuse à certaines odeurs, votre humeur se fait plus variable et vos émotions plus vives. Certaines femmes sont sujettes à constipation ou ont besoin d'uriner plus souvent que de coutume. Tout cela est normal et se résorbera à l'issue du trimestre. Restez détendue et gardez une bonne hygiène de vie.

Car vous transmettez tout ce qui est en vous à votre futur bébé. Pour celles que cela peut concerner : fini tabac et alcool. De l'eau à satiété et une alimentation saine. Le fœtus se nourrissant de ce que vous lui apportez, vous devez privilégier des repas réguliers et manger équilibré. C'est simple; pour son développement, il a besoin de tout. Vous devrez donc consommer des protéines, des glucides (avec une préférence pour les sucres lents), des lipides (nécessaires au bon développement de son cerveau), des vitamines et principalement la vitamine B9 ou acide folique. Il faudra aussi privilégier les aliments riches en fer (pour accroître votre volume sanguin et soutenir la croissance du fœtus), en calcium et magnésium.
En fait, dès le début de la grossesse, vos besoins nutritionnels augmentent. Vous devez emmagasiner plus d'énergie pour vous et votre bébé. La prise de poids n'est pas seulement nécessaire, elle est utile. A la fin de ce trimestre, vous aurez pris de 2 à 3,5 kg. Lui, ne pèsera qu’une vingtaine de grammes pour une taille d'environ 7,5 cm.
Mais ne négligez pas votre forme physique ! La grossesse n'est pas une maladie. Vous pouvez continuer une activité physique, marcher beaucoup, nager et pourquoi pas, commencer à pratiquer la relaxation. Elle vous sera utile lors de l'accouchement.

Outre le risque de malformation, celui de la fausse couche est une crainte légitime lors de cette période. Elle peut être provoquée par différentes causes : infection, anomalie chromosomique, malformation utérine, ou encore maladie maternelle... Comme le premier trimestre est le moment où les principaux organes se forment, une perturbation au cours de cette étape peut avoir des conséquences néfastes. Il faut être également vigilante pour ce qui concerne une maladie, la toxoplasmose, et une infection, la listériose, dont les symptômes proches d'une grippe bénigne peuvent être fortement préjudiciables au fœtus. Toutes deux peuvent conduire à une fausse couche. Pour vous prémunir contre la toxoplasmose (un parasite), si vous n'êtes pas immunisée, et la listériose (une bactérie), redoublez d'attention. Évitez de vous occuper des chats car ils peuvent véhiculer le parasite. D'une manière générale, prenez l'habitude de vous lavez soigneusement et régulièrement les mains, ainsi que tous les aliments mangés crus. Ne consommez pas de produits laitiers crus (yaourt, lait, fromage) ou vérifiez qu'ils soient pasteurisés. Contrôlez la chaîne du froid et nettoyez votre réfrigérateur une fois par mois. Ces quelques principes de vigilance bien appliqués vont vous permettre de passer un premier trimestre serein.

Votre suivi médical est important au cours de cette période. Surtout, évitez l’auto médication. Consultez votre médecin traitant ou votre gynécologue qui vous communiquera un calendrier des consultations prénatales auxquelles vous vous conformerez après qu’il a confirmé votre grossesse, vers la 7ème semaine suivant l’absence des règles.
Vous aurez à faire une prise de sang pour diagnostiquer les principales maladies pouvant amener une IMG (interruption médicale de grossesse) : syphilis, VIH, cytomégalovirus (virus responsable d’infections fœtales), diverses formes d’hépatites, rubéole, ou encore toxoplasmose déjà évoquée. Régulièrement, vous aurez des examens de routine. En cas de doute sur votre santé, consultez sans attendre.
A la fin du trimestre, vous aurez votre première échographie. Une étape capitale dans la surveillance de la grossesse. L'échographie va servir à détecter une grossesse extra-utérine, la bonne évolution de votre grossesse, le nombre d’embryons et dater avec précision le début de la grossesse. Et surtout, elle permet aux parents de vivre un moment émouvant avec la première vision de leur futur bébé !

Le premier trimestre s’avère donc être un parcours exigeant, mais non dépourvu de plaisirs et d’agréments. Il faut le considérer avec sérieux pour donner toutes les chances à son bébé. C’est cela aussi le bonheur d’être maman.

Haut de page

 

Prénoms

Mon mari voudrait appeler notre fils Jacques.
Mais je le trouve trop classique et je lui préfère Yanis, plus moderne. Un avis ?

Il en est des prénoms comme de nos vêtements. La mode se fait, passe et recommence. Tel prénom, daté, voire démodé hier encore, est dans toutes les bouches des mamans à la sortie des maternelles.
Prenons le prénom Louis, par exemple. Encore très utilisé au début du 20ème siècle (à l'exception de la première guerre mondiale), avec plus de 10.000 bébés baptisés chaque année, il décline fortement à partir de 1920. Entre 1960 et 1990, rares sont les enfants qui reçoivent ce prénom. Puis la mode revient. Et en 2006, il est à la dixième place des prénoms les plus attribués (source Insee). Quel esprit de mode suivent donc les prénoms ?
En fait, le prénom peut être qualifié de marqueur sociologique. Il suit l'évolution sociale et s'adapte à elle. Jusqu'à la fin du 19ème siècle, certains prénoms sont réservés à une classe d'aristocrates ou de grands bourgeois. Ils mettent jusqu'à deux ou trois générations à se retrouver utilisés par d'autres classes. Aujourd'hui, la diffusion d'un prénom d'une certaine élite sociale (personne célèbre, acteur, "people", etc.) vers le plus grand nombre est beaucoup plus rapide, grâce aux médias, et notamment la télévision.
La propagation dépasse également les frontières et l'usage d'un prénom d'origine étrangère est aujourd'hui un phénomène courant. La globalisation a fait s'accroître le nombre des prénoms possibles en bousculant la tradition "chrétienne" qui prévalait encore en France il y a deux ou trois décennies. Cette tendance va grandissante. On rencontre même aujourd'hui des prénoms créés de toute pièce et qui répondent au seul critère de musicalité. Pour preuve, aux quelques 350 prénoms qui rythmaient le traditionnel calendrier, on en dénombre plusieurs milliers sur les sites web qui les recensent.
Le prénom est aussi considéré comme un bien symbolique gratuit par les sociologues. Cela veut dire que tel ou tel prénom suppose un bénéfice ou une charge. S'il est très tendance, celui qui le porte voit son prestige rehaussé. S'il est vieilli, c'est l'inverse. Il peut avoir une influence néfaste sur celui qui en est affublé. Il existerait donc une hiérarchie des bons et des mauvais prénoms. Mais cette hiérarchie est mouvante dans le temps. Force est de constater que dans l'espace d'une vie, un individu verra son prénom être en lumière ou retomber dans l'ombre. Ainsi, les sociologues peuvent "dater" des individus par rapport à leurs prénoms. Si l'on étudie la pyramide d'âge des Yvette ou des Léon, on a toutes les chances de voir apparaître nos grands-parents ! En revanche, un Kevin ou une Nolwenn a certainement moins de 20 ans. Et dans 50 ans, ce rapport aura peut-être changé...
Par définition, la mode est éphémère. Alors classique indémodable ou originalité ? A chacun de choisir. Mais n'oubliez jamais, ce n'est pas vous qui portez le prénom choisi !

Haut de page

 

Les démarches


Ma grossesse est confirmée. Faut-il en informer mon employeur ?

Le législateur a prévu de protéger la femme enceinte dans ses relations avec son employeur.
Le droit du travail est très favorable à la future maman. Même si, réglementairement, vous n'y êtes pas tenue, vous avez tout avantage à faire connaître votre grossesse dès que celle-ci est confirmée par votre gynécologue ou votre médecin. Prévenez votre employeur par lettre recommandée avec accusé de réception en y joignant un certificat médical qui atteste de votre état et mentionne la date estimée de votre accouchement.
A la médecine du travail, vous fournirez le 4ème feuillet (bleu) qui se trouve dans votre carnet de maternité.
La déclaration de grossesse, qui doit être faite dans les 14 premières semaines, est importante car elle déclenche des droits spécifiques dont dispose la femme enceinte. Vous y serez contraint avant de prendre vos congés de maternité. Sinon, votre départ pourrait être assimilé à une rupture unilatérale du contrat de travail.
Ainsi, même si vous avez la possibilité de rompre votre contrat dès constatation avérée et prouvée de votre grossesse, n'en faites rien. Certes, vous ne seriez pas tenue d'effectuer votre préavis et n'auriez pas à payer des indemnités liées à la rupture de votre contrat. Mais vous vous priveriez du droit à réintégration au terme de vos congés de maternité.
On peut classer les droits dont bénéficie la future maman en deux catégories : ceux ayant trait à votre travail et ceux qui encadrent vos congés.
Votre emploi :
- vous ne pouvez pas être licenciée (sauf en cas de faute grave sans rapport avec votre état ou pour des motifs économiques).
- votre état ne peut être un motif de mutation.
- les examens médicaux auxquels vous seriez amenée à vous soumettre pendant les horaires de travail sont comptabilisés comme du temps de travail effectif. Ce ne peut être une raison valable pour minimiser votre rémunération ni pour modifier votre contrat de travail.
- vous devez bénéficier d'un poste adapté à votre nouvelle situation (la pénibilité ou la dangerosité de votre fonction doivent être prises en compte pour vous affecter de manière temporaire à un poste dont les critères cités sont moindres).
- si vous travaillez de nuit, vous devez bénéficier d'un travail diurne sans modification de qualification ou de salaire.
- s'il n'est pas possible de satisfaire ces deux derniers points, le contrat de travail peut être suspendu avec la garantie de la rémunération.
Vos congés de maternité :
- vous ne pouvez pas être licenciée pendant vos congés ni jusqu'à l'issue des 4 semaines qui suivent son terme
- ils sont considérés comme du travail effectif. Ils n'affectent pas votre ancienneté.
- pendant cette période vous êtes indemnisée soit par votre caisse de Sécurité Sociale, soit par votre employeur.
Enfin, n'oubliez pas de vérifier les termes de votre convention collective ou de branche qui peut vous accorder d'autres droits et avantages !

Haut de page


 

Jumeaux et plus

On me parle de vrais et faux jumeaux. Quelle est la différence ?

Le mot "jumeaux" est ambigu. Étymologiquement, il veut dire « né le même jour ». Il s'emploie donc indifféremment pour des jumeaux qui n'ont de commun que d’avoir partagé la même gestation, comme pour ceux qui proviennent d'un même œuf. D’où cette distinction entre faux et vrais jumeaux.

Les premiers, les "faux jumeaux", sont issus de deux ovules différents fécondés simultanément par deux spermatozoïdes différents. Leur patrimoine génétique est distinct. Cela veut dire que physiquement, ils ne se ressemblent pas plus que deux enfants d'une même fratrie nés de grossesses différentes. Ils peuvent être de même sexe ou de sexe opposé. On parle de jumeaux dizygotes ou hétérozygotes.
Les embryons dizygotes s'implantent séparément sur la paroi de l’utérus. Chacun développe son propre placenta et son propre sac amniotique. Ils n’ont en commun que d'avoir partagé le ventre de leur mère pendant une gestation commune.

Dans le second cas, il s’agit d’une naissance gémellaire vraie, et l’on parlera de "vrais jumeaux", jumeaux monozygotes ou homozygotes. Ils possèdent le même patrimoine génétique puisqu’ils sont issus d’un ovule unique fécondé par un spermatozoïde unique. Ils sont donc obligatoirement de même sexe. En revanche leur gestation peut se dérouler dans des conditions variées selon le moment où l’œuf fécondé s’est séparé en deux embryons distincts.
1. Séparation vers le 2ème jour après fécondation : l’œuf est au stade de blastomère (16 à 30 cellules). Chaque blastomère va nicher dans une zone distincte de l’utérus. Chaque embryon développe son propre placenta et sa propre poche amniotique à l'instar des dizygotes.
2. Le plus fréquemment, la séparation intervient entre le 3ème et le 7ème jour. Les jumeaux partageront le même placenta mais disposeront chacun de leur propre cavité amniotique.
3. Si la séparation survient ultérieurement (8ème jour), ce qui est très rare, les embryons partagent à la fois le placenta et la cavité amniotique. Parfois, l’équilibre de l’irrigation sanguine favorise l’un des deux jumeaux aboutissant, par exemple, à une différence de taille à la naissance. Si le clivage de l’œuf est plus tardif encore, la séparation ne peut plus se réaliser complètement et cela aboutit à des jumeaux siamois. Ce phénomène, extrêmement rare se produit dans 1% seulement des cas de jumeaux monozygotes. Aujourd’hui, l’échographie permet un dépistage très précoce qui aboutit à l’interruption de la grossesse.

En France, en 2008, il est né 834.000 bébés. Le taux de gémellité vraie reste tout de même exceptionnel, à 0,04% environ des naissances. Les naissances multiples représentent, elles, approximativement 1,2% du total.

Haut de page