L’hystérosalpingographie, la première étape du parcours du combattant

Mon amie, ma meilleure amie, traverse une épreuve, et j’avais envie de parler de ce parcours que connaissent beaucoup de couples, qui souhaitent tellement que la nature reprenne ses droits et leur donne ce bébé tant attendu. Autour d’un café, elle m’a raconté les étapes qu’elle suit, et un examen qui l’a particulièrement marqué, l’hystérosalpingographie.

Quand bébé se fait un peu trop attendre…

Au bout d’un an d’essai, à plus de 30 ans, mon amie a décidé de consulter son gygy pour faire un point. Et oui Dame Nature avait décidé de ne pas lui donner facilement le bébé qu’elle attendait tant. Du coup, premiers examens à réaliser afin de s’assurer que tout allait bien, pour elle, et aussi pour monsieur avec un spermogramme. De ce côté-là, pas trop de difficultés, si ce n’est une petite gêne mais son chéri s’y est prêté « de bon cœur », pas le choix.

Par contre, pour ma copine, le chemin a été un peu plus compliqué, son doc lui a demandé de réaliser une hystérosalpingographie (déjà, qui a trouvé ce nom qui, à lui seul, fait déjà flipper ???). Mais ce qui l’inquiétait le plus, c’est qu’avant de partir de son cabinet, il lui a donné une ordonnance, avec pour instruction de prendre du spasfon, mais pas qu’un peu ! Comme elle est déjà en temps normal de nature angoissée, elle était partie à se faire des films, et ô catastrophe, à surfer sur Internet pour lire des témoignages (je vous laisse imaginer tout ce qu’elle a pu trouver).

L’hystérosalpingographie pour jeter un œil sur les trompes et l’utérus

Le jour J arrivé, elle s’est rendue dans une clinique pour passer son hystérosalpingographie. Pour expliquer un peu, et essayer de dédramatiser ce moment quand même stressant, il s’agit d’un examen radiologique qui permet de détecter d’éventuelles malformations de l’appareil reproducteur (utérus, col, trompes de Fallope) ou des tumeurs. Il doit être pratiqué dans les 10 jours après les règles, dans la première partie du cycle menstruel.

L’hystérosalpingographie se déroule allongée sur le dos, les pieds dans des étriers, en position gygy quoi. Par contre, mon amie a juste littéralement flippé quand elle a vu le plateau avec les instruments, et le doc ne l’a pas franchement rassurée, à part lui sortir un « Mais Madame, c’est comme une visite chez votre gynéco, déstressez ! », moui moui, merci monsieur… A partir de là, la partie pas très marrante commence, il introduit le spéculum, puis une sonde pour injecter de l’iode, et c’est là où l’examen n’est apparemment pas franchement agréable. Ce produit de contraste va se diffuser et tapisser les parois de l’utérus et des trompes, qui seront alors visibles sur les clichés de radio pendant lesquels il ne faut pas bouger, et bloquer sa respiration. Une fois terminé, le doc retire la sonde, et l’examen est enfin fini. Par contre, on n’avait pas prévenu mon amie, mais il faut bien prévoir des protections, car des saignements arrivent à certaines femmes, et c’était son cas !

Au final, c’est un moment qui n’est pas vraiment agréable, loin de là, un peu douloureux, mais supportable, le rendez-vous dure une trentaine de minutes, mais l’examen en tant que tel ne dure qu’une dizaine de minutes. En tout cas, je lui tire mon chapeau, je crois qu’avec les enjeux et le stress, c’est le genre d’examen dont on aimerait se passer, mais encore une fois, pas le choix… Et pour le coup, ça a été dans son cas le commencement d’un long parcours, mais qu’elle mène avec courage et brio. Bravo copine, tu assures…

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